Cette recette italienne va détrôner votre poulet rôti du dimanche : le poulet à la cacciatora

Cette recette italienne va détrôner votre poulet rôti du dimanche : le poulet à la cacciatora

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Rédigé par Jacqueline

26 décembre 2025

Il existe des traditions culinaires qui semblent immuables, gravées dans le marbre de nos dimanches en famille. Le poulet rôti en est le parfait exemple, trônant fièrement au centre de la table. Et si, pour une fois, nous laissions nos habitudes de côté pour un voyage sensoriel de l’autre côté des Alpes ? Laissez-moi vous présenter une recette qui a le pouvoir de bousculer les classiques : le poulet à la cacciatora.

Ce nom, qui signifie littéralement « à la chasseuse », évoque des saveurs rustiques, authentiques et profondément réconfortantes. Imaginez des morceaux de poulet incroyablement tendres, dorés à la perfection, qui ont longuement mijoté dans une sauce généreuse à la tomate, au vin blanc, aux champignons et aux olives. Chaque bouchée est une explosion de saveurs méditerranéennes, un plat simple en apparence mais d’une complexité aromatique qui raconte une histoire, celle de la campagne italienne. C’est plus qu’une recette, c’est une invitation au partage, un plat généreux qui embaumera votre cuisine et réchauffera les cœurs. Préparez-vous à offrir à votre poulet du dimanche une nouvelle vie, plus colorée et plus savoureuse que jamais.

25 minutes

90 minutes

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. Préparation, le secret d’un plat réussi

Avant de vous lancer, la clé est l’organisation. Commencez par préparer le poulet. Essuyez soigneusement chaque morceau avec du papier absorbant. C’est un geste simple mais essentiel pour obtenir une peau bien dorée et croustillante. Dans une assiette creuse, mélangez la farine avec une bonne pincée de sel et de poivre. Passez ensuite chaque morceau de poulet dans cette farine, en veillant à bien les enrober puis en tapotant pour retirer l’excédent. Cette fine couche aidera non seulement à la coloration mais aussi à lier légèrement votre sauce plus tard. Ensuite, occupez-vous de votre base aromatique, le fameux soffritto. Pelez et hachez finement l’oignon. Épluchez les carottes et taillez-les en petits dés, de même que les branches de céleri. Émincez les champignons et hachez l’ail. Mettez tout de côté, à portée de main.

2. La coloration, première étape du goût

Faites chauffer l’huile d’olive dans votre cocotte sur feu moyen-vif. Quand l’huile est chaude, déposez délicatement les morceaux de poulet, côté peau vers le bas. Ne surchargez pas la cocotte, procédez en deux fois si nécessaire. L’idée est de saisir la viande, c’est-à-dire la colorer rapidement à feu vif pour caraméliser les sucs en surface. C’est cette réaction, dite de Maillard, qui va développer une grande partie des arômes de votre plat. Laissez dorer environ 5 minutes de chaque côté sans y toucher constamment. Une fois que tous les morceaux arborent une belle couleur dorée, retirez-les et réservez-les dans une assiette.

3. La naissance de la sauce cacciatora

Baissez légèrement le feu et, dans la même cocotte, ajoutez l’oignon, les carottes et le céleri. Laissez-les suer une dizaine de minutes en remuant de temps en temps, jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres et translucides. Ajoutez ensuite les champignons et l’ail haché, et poursuivez la cuisson 5 minutes. Les champignons vont rendre un peu d’eau et tous les parfums vont commencer à se mélanger.

4. Le mariage des saveurs et le mijotage

Il est temps de déglacer. Ce terme signifie simplement que l’on verse un liquide (ici le vin) dans le récipient de cuisson chaud pour dissoudre les sucs caramélisés attachés au fond. Versez le vin blanc et, avec une spatule en bois, grattez bien le fond de la cocotte pour récupérer tous ces trésors de saveurs. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une minute ou deux. Ajoutez ensuite les tomates pelées (que vous pouvez écraser grossièrement avec la spatule), le concentré de tomates, le bouillon de volaille et le romarin. Salez, poivrez, mélangez bien et portez à une légère ébullition.

5. La cuisson lente, gage de tendreté

Replacez délicatement les morceaux de poulet dans la sauce, en vous assurant qu’ils soient majoritairement immergés. Baissez le feu au minimum, couvrez la cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant au moins 1 heure. Plus la cuisson sera douce et longue, plus le poulet sera fondant et la sauce savoureuse. Après une heure, ajoutez les olives noires et poursuivez la cuisson à découvert pendant 15 minutes. Cela permettra à la sauce de réduire légèrement et de se concentrer en goût. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre si nécessaire avant de servir.

Jacqueline

Mon astuce de chef

Comme beaucoup de plats mijotés, le poulet à la cacciatora est encore meilleur le lendemain ! Les saveurs ont le temps de se développer et de s’harmoniser. N’hésitez pas à le préparer la veille pour un repas du dimanche sans stress. Il vous suffira de le réchauffer doucement à feu doux.

Accords mets vins

Pour honorer ses origines italiennes, ce plat s’accorde à merveille avec les vins de la Botte. Un vin rouge de Toscane comme un Chianti Classico, avec ses notes de cerise et sa belle acidité, sera un partenaire idéal pour équilibrer la richesse de la sauce tomate. Si vous préférez le blanc, optez pour un vin sec et aromatique du nord de l’Italie, tel qu’un Vermentino ou un Soave, dont la fraîcheur soulignera les arômes du plat sans les dominer.

En savoir plus sur le poulet à la cacciatora

Le terme « cacciatora » se traduit par « à la chasseuse ». Ce plat tire son nom des ingrédients simples et rustiques que l’épouse d’un chasseur (la cacciatora) aurait pu utiliser pour cuisiner le gibier rapporté à la maison : des herbes aromatiques du jardin, des champignons des bois, des légumes du potager et des tomates. Bien qu’aujourd’hui préparé le plus souvent avec du poulet ou du lapin, il conserve cet esprit de cuisine de campagne, généreuse et sans prétention. Chaque région d’Italie a sa propre variante : certains y ajoutent des poivrons, d’autres des câpres, mais l’âme du plat reste la même : une cuisson lente dans une sauce savoureuse qui sublime une viande modeste.

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Jacqueline

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